• A VOS MENINGES CHEZ ARLETTE PELAGIE

    Pris sur le journal La Voix du Nord de ce jour
    Texte tiré de « Le temps des secrets » de Marcel Pagnol
    15 fautes s’y sont glissées.
    A vous de les dénicher.

    TEXTE ORIGINAL

    A ce moment, le lycée s’écroula sur nos têtes.Enfin le tintamarre cessa, le moustachu fit demi-tour, et se retira pour traverser l’étude. Son départ démasqua un monsieur très distingué, debout et immobile comme une statut. Il était très grand, et un riche pardessus beige était jeté sur ses épaules ; il portait la tête haute, et ses yeux noirs brillaient comme du verre. Il fit un pas vers nous, en s’appuyant sur une canne noire à bout de caoutchouc, puis d’une voie de commandement, qui était sonore et cuivrée, il dit :

    Les pensionnaires de sixième et de cinquième, dans l’étude à côté, la huitième étude. J’ai dit « les pensionnaires ».

    Il y eut un grand mouvement dans la colonne, qui se disloquat, pour le départ de ces prisonniers. 

    Le monsieur attendit que nos rangs se fussent reformés, puis, d’une voix grave, il dit :- Les demi pensionnaires de sixième et cinquième 

    A et B ! Entrez.

    Nous entrames.

    Sitôt la porte franchie, il y eut une ruée générale, pour s’installer aux places convoitées : je constatais avec surprise que c’étaient celles qui étaient les plus éloignées de la chair. Comme j’allais m’assoir au pupitre où j’avais laissé mon cartable, la ruée m’emporta jusqu’au premier rang, et j’eu tout juste le temps de m’accrocher à la précieuse giberne. Oliva, poussé en avant par les « grands » de cinquième, finit par s’échouer sur un banc de l’autre côté de l’étude. Il y avait des contestations à haute voix, des injures, des cris.

    Notre maître impassible, comme un roc au milieu de la mer agitée, regardait les événements. Enfin, il cria une phrase que je devais entendre tous les jours, pendant deux années :

    Que c’est long, messieurs, que c’est long !

    C’était une sorte de mûgissement mélancolique, une plainte menaçante nuancée de surprise et de regret.

    Puis il se tut pendant une minute, et le tumulte s’apaisait peu à peu. Alors d’une voix tonnante il cria : 

    Silence !

    Et le silence fût.

    J’avais été porté par les bousculades jusque devant la chaire et je me trouvais assis auprès d’un garçon très brun et jouflu, qui paraissait consterné d’avoir été refoulé jusque-là.

    Le monsieur remonta lentement vers le tableau noir, en trainant un peu sa jambe droite. Alors il regarda bien en face toute la compagnie, puis avec un sourire à peine esquissé, il dit d’un ton sans réplique :

    – Messieurs, les élèves qui méritent une surveillance constante ont une tendance naturelle à s’y soustraire. Comme je ne connais encore aucun d’entre vous, je vous ai laissé la liberté de choisir vos places : ainsi les mal intentionnés, en faisant des efforts désespérés pour s’installer loin de la chaire, se sont désignés d’eux-mêmes. 

    Les élèves du dernier rang, debout !

    Ils se levèrent surpris.- Prenez vos affaires, et changez de place avec ceux du premier rang.

    Je vis la joie éclatée sur le visage de mon voisin, tandis que les dépossédés s’avançaient consternés.

    Nous allâmes nous installer au tout dernier pupitre, dans le coin de droite en regardant la chaire. Maintenant, dit notre maître, chacun de vous va prendre possession du casier qui est le plus prêt de sa place.(…)

    ***************

     

    LE TEXTE CORRIGE

     

    A ce moment, le lycée s’écroula sur nos têtes.Enfin le tintamarre cessa, le moustachu fit demi-tour, et se retira pour traverser l’étude. Son départ démasqua un monsieur très distingué, debout et immobile comme une statue. Il était très grand, et un riche pardessus beige était jeté sur ses épaules ; il portait la tête haute, et ses yeux noirs brillaient comme du verre. Il fit un pas vers nous, en s’appuyant sur une canne noire à bout de caoutchouc, puis d’une voix de commandement, qui était sonore et cuivrée, il dit :

    Les pensionnaires de sixième et de cinquième, dans l’étude à côté, la huitième étude. J’ai dit « les pensionnaires ».

    Il y eut un grand mouvement dans la colonne, qui se disloqua, pour le départ de ces pensionnaires. 

    Le monsieur attendit que nos rangs se fussent reformés, puis, d’une voix grave, il dit :- Les demi-pensionnaires de sixième et cinquième 

    A et B ! Entrez.

    Nous entrâmes.

    Sitôt la porte franchie, il y eut une ruée générale, pour s’installer aux places convoitées : je constatais avec surprise que c’était celles qui étaient les plus éloignées de la chaire. Comme j’allais m’asseoir au pupitre où j’avais laissé mon cartable, la ruée m’emporta jusqu’au premier rang, et j’eu tout juste le temps de m’accrocher à la précieuse giberne. Oliva, poussée en avant par les « grands » de cinquième, fini par s’échouer sur un banc de l’autre côté de l’étude. Il y avait des contestations à haute voix, des injures, des cris.

    Notre maître impassible, comme un roc au milieu de la mer agitée, regardait les évènements. Enfin, il cria une phrase que je devais entendre tous les jours, pendant deux années :

    Que c’est long, messieurs, que c’est long !

    C’était une sorte de mugissement mélancolique, une plainte menaçante nuancée de surprise et de regret.

    Puis il se tut pendant une minute, et le tumulte s’apaisait peu à peu. Alors d’une voix tonnante il cria : 

    Silence !

    Et le silence fût.

    J’avais été porté par les bousculades jusque devant la chaire et je me trouvais assis auprès d’un garçon très brun et joufflu, qui paraissait consterné d’avoir été refoulé jusque-là.

    Le monsieur remonta lentement vers le tableau noir, en trainant un peu sa jambe droite. Alors il regarda bien en face toute la compagnie, puis avec un sourire à peine esquissé, il dit d’un ton sans réplique :

    – Messieurs, les élèves qui méritent une surveillance constante ont une tendance naturelle à s’y soustraire . Comme je ne connais encore aucun d’entre vous, je vous ai laissé la liberté de choisir vos places : ainsi les malintentionnés, en faisant des efforts désespérés pour s’installer loin de la chaire, se sont désignés d’eux-mêmes. 

    Les élèves du dernier rang, debout !

    Ils se levèrent surpris. Prenez vos affaires, et changez de place avec ceux du premier rang.

    Je vis la joie éclater sur le visage de mon voisin, tandis que les dépossédés s’avançaient consternés.

    Nous allâmes nous installer au tout dernier pupitre, dans le coin de droite en regardant la chaire. Maintenant, dit notre maître, chacun de vous va prendre possession du casier qui est le plus près de sa place.

     

    *************** 

    Questions !

    Sans rechercher sur le Net, bien sûr!
    HISTOIRE :
    De quel siècle date la première trace de la Braderie de Lille?XII ème
    GEOGRAPHIE :
    De la Bretagne ou de la Belgique, qui a la plus grande superficie? à mon avis, c’est la Belgique quand même peut être pas de beaucoup ??

     

    *************************


  • Commentaires

    6
    Vendredi 15 Septembre à 01:08
    pascalounette

    je saute l'exercice .. avec mot d'excuses !

    5
    Dimanche 3 Septembre à 02:43
    colettedc

    Tu as bien travaillé, Lili ... bon dimanche ! Bisous♥

    4
    Samedi 2 Septembre à 17:34

    Coucou,

    Bel effort, Lili! Pas facile cette dictée! Je remarque quelques erreurs, comme à la dernière phrase: le casier le plus près.....mais qui n'en fait jamais? Souvent, c'est par manque d'attention.

    Bonne fin de semaine, chère....ton ami Jean-Claude

      • Samedi 2 Septembre à 19:51

        tu as totalement raison faute d'inattention

        mais plus je le relisais plus je m'embrouillais j'avais corrigé mes erreurs mais je n'avais pas supprimé les textes mauvais pour finir je me retrouvais avec 3 textes,

        je devais relire à chaque fois pour trouver le bon texte pfff je voyais des étoiles hihihi et tu vois j'ai encore laissé des fautes LOL

        enfin ça fait travailler un peu les méninges

        BISOUS ET BON WEEK END TRES CHER

         

         

    3
    Samedi 2 Septembre à 15:46

    J'ai envoyé ma copie à Arlette avant de venir te lire , une bonne partie commune dans les fautes trouvées .

    Bonne fin de journée 

    Bisous 

    2
    mercedes carlotta
    Samedi 2 Septembre à 10:50

    Bonjour Tite Lili! Merci de t'être penchée sur ce texte. Tu as  trouvé les fautes, mais pas toutes et en plus, tu en as crées!!! Hihi! Pas grave. Je mettrai les réponse lundi ou mardi. Grosses baisses et bon WE

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