• SOUVENIRS INOUBLIABLES

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    Voici les mots : 

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    liens – pilier – retrouvailles – souvenir 

    communication - 

    partir – dissoudre – intéresser – effilocher 

    régulier – proche

    *¨*¨*¨*¨*¨*¨*¨*

    SOUVENIRS INOUBLIABLE DE NOS PREMIERES VACANCES EN TCHECOSLOVAQUIE AVANT LA CHUTE DU MUR DE BERLIN.

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    Lorsque j'ai proposé à ma mère de l'emmener un mois  en Tchècoslovaquie en juin 1989, elle fût très intéressée, je n'ai pas eu besoin de lui demander à deux fois.

    Il est vrai qu'elle avait du quitté de force en 1938 son pays pour travail obligatoire en Allemagne.

    Le jour même, elle a écris à sa famille à Marianskè-Laznè que nous allions venir le 20 juin passer un mois chez eux mais qu'avant nous avions des formalités à faire.

    Il est vrai qu'ils avaient déjà demandés plusieurs fois d'aller leur rendre visite, mais ma mère étant Tchèque avait peur qu'avec le régime communiste qu'elle ne puisse plus revenir en Belgique.

    Nous avons donc fait des achats importants à emmener là-bas , puisque dans ses courriers réguliers, ma grand'tante disait manquer de tout là-bas.

    SOUVENIRS INOUBLIABLES  SOUVENIRS INOUBLIABLES

    LES RAYONS VIDES

    ANECDOTE QUAND NOUS AVONS VOULU ALLER ACHETER DE LA  NOURRITURE POUR LA ROUTE DU RETOUR EN BELGIQUE IL Y AVAIT DANS LE RAYON UNE DIZAINE DE PAQUETS DE BISCUITS ON EN PRENDS DEUX PAS LE CHOIX RIEN D'AUTRE APRES ON S'EST APERCUES QUE LA DATE ETAIT DEPASSEE DE DEUX ANS ON LES A MANGES QUAND MEME NOUS N'AVONS PAS ETE MALADE LOL

     

    Poudre Ariel, produits vaisselle dreft des savons de toilette, des pantys , du café, des conserves, des pommes de terre, des fruits non fragiles, des fromages de toutes sortes enfin presque tout ce dont on a besoin dans un ménage et pour manger.

    Quelques bouquets de fleurs artificielles en soie pour aller fleurir la tombe des nos ancêtres au  cimetière, car les fleurs artificielles, cela n'existaient pas chez eux en ce temps-là

    Des cigarettes, des cigarillos et des briquets au gaz pour mon grand-oncle et quelques bouteilles d'alcool. 

    La veille de partir pour le première fois en Tchècoslovaquie, le stress était là, j'avais une de ces migraine...C'était régulier chez moi, considérée par mon docteur comme grande migraineuse.

    Et à chaque événement sortant de l'ordinaire , elle me prenait la tête.

    J'ai pris un grand verre d'eau pour dissoudre un Dafalgan forte, en espérant que le lendemain matin, je serai en pleine forme.

    En ce temps là, les communications étaient plus difficile, surtout avec les pays de l'Est.

    Ma mère avait gardé des liens avec sa tante , la soeur de son père biologique, mais pour nous rendre là-bas en Tchècoslovaquie, nous avons dû aller à l'ambassadeTchècoslovaque à Bruxelles afin d'y recevoir un visa, et remplir un dossier.

    Nous devions aussi dire où nous allions loger, chez qui nous nous rendions, qu'allions-nous y faire?

    Nous devions aussi dire le jour d'entrée dans le pays et le jour de sortie, car nous devions payer 20 Deutch-Mark par personne et par jour de residence dans le pays.

    Et ce n'est pas tout, je devais déterminer plus ou moins le nombre de litres de carburant il allait me falloir pendant ce séjour pour acheter des litres  !!!

    Pas évident quand on y est jamais allée, et combien ma voiture allait consommer étant une nouvelle Ford fiesta?

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    Et là-bas combien de kms parcourir pour aller visiter Prague , Plzen, Karlovy-Vary villes pas si proches que celà de Marianskè Laznè etc ?

    Ils nous ont dit vous reviendrez dans une dizaine de jour chercher vos visas, ce que nous avons fait.

    Et aussi bien entendu changer des francs Belges en Deutch Marks., on ne savait pas avoir ici de l'agent Tchècoslovaque, des Koruna.

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    Une fois au poste frontière il fallait aller faire la file pour changer les Deutch-Marks en Courones Tchècoslovaques.

    Ca y est, le jour du grand départ est arrivé, il est 1 Heure du matin le 20 juin, la voiture chargée à bloc avec tous les produits , nos bagages, nos médicaments, ne rien oublier car là les boutiques sont presque vides, dernières vérification des papiers du véhicules, les visas , l'argent, les bons de carburant, l'itinéraire et deux cartes, une de l'Allemagne et une de la Tchecoslovaquie, que j'avais achetée à l'office du tourisme qui se trouvait dans les même locaux que l'ambassade,  tout y est, nous pouvons partir.

    On s'embrasse mon père et moi, il avait les larmes aux yeux et me soit soit prudente.

    Je le vois encore dans le rétroviseur, adossé au piquet de la clôture et nous faire de grands signes au revoir.

    Pour nous surtout pour moi, c'était une expédition, je n'avais jamais été plus loin en voiture que dans les alentours de chez moi, et partir à 1000 kms dans un endroit inconnu, me faisait un peu peur.

    Sur la route, ça roule bien, c'est beaucoup d'autoroutes le soleil se lève, les kilomètres défilent.

    En cours de route, nous nous sommes arrêtées deux trois fois sur les aires d'autoroutes pour me dégourdir les jambes, et prendre une tasse de café.

    Bien relire la carte, les échangeurs routiers pour ne pas partir dans une autre direction

    Nous avons roulés 900 kms, et arrivons devant le ier poste de frontière allemande à Waidhaus.

    Ouf jusqu'à présent tout se passe bien le douanier nous fait signe de la main pour passer, nous ne nous arrêtons même pas.

    Encore quelques kms et là ce sera une autre histoire.

    Nous voilà arrivé au poste frontière Tchècoslovaque

    Nous avons de la chance, la file n'est pas énorme c'est vrai qu'à cette heure là.

    J'échange  mes Deutch-Marks contre la monnaie locale, j'ai reçu aussi mes tickets pour le carburant, les tampons sont mis sur les visas, nous pouvons repartir.

    En quittant la frontière, je pense n'avoir jamais vu de toute ma vie une file de camions aussi grande sur deux rangées, les pauvres ils ne sont pas encore au bout de leurs peines.

    Pour nous, c'est gagné, il nous rest environ une centaine de kms avant d'arriver à destination.

    Ma grand'tante et mon grand'oncle vont être surpris, nous sommes en avance sur le planning prévu.

    En effet, il n'est que 8 heures du matin et nous sommes devant leur appartement, on hésite à actionner la sonnette les tentures sont encore fermées, mais bon nous sommes fatiguées, tant pis, ma mère sonne à l'interphone, une fois, deux fois, pas de réponse, la troisième fois on répond, ma mère dit c'est Martha et Liliane, et ma mère l'entend dire à son mari JESUS MARIA elles sont déjà là, hihihi.

    Ils restent au quatrième étage sans ascenseur,

    SOUVENIRS INOUBLIABLES

    nous montons donc déjà out après ce long voyage, et là les retrouvailles chaleureuses. Déjà la fatigue n'est plus qu'un mauvais souvenir, on s'embrasse.

    Après pendant que ma tante préparait le dîner, ma mère et moi avons fait la navette, je ne sais combien de fois pour monter à l'appartement tout ce que nous avions apporter pour eux.

    SOUVENIRS INOUBLIABLES

    C'est haut 4 étages et chaque fois traverser la rue avec tout notre barda on ne pouvait garer plus près car c'est la ligne du trolleybus

    J'en ris encore, ma tante ne savait plus où mettre tout cela hihihi, elle ne s'attendait pas à ce que nous venions avec autant de marchandises. 

    Mais ils étaient comme des enfants qui reçoivent un cadeau à la Saint Nicolas, et ça , cela nous faisait chaud au coeur et oublier les centaines d'escaliers que nous avons montés et descendus.

    Après le dîner, elle nous a explique que pour faire ce repas, elle avait du faire 3 magasins pour avoir assez de pomme de terre, que dans la semaine elle avait fait la queue chez le boucher à 5 H du matin pour être certaine d'être servie car quand il n'y en avait plus les derniers de la file retournaient bredouilles l'arrivage de viande, ou de fruits ne se faisait qu'une fois par semaine. Ce n'était pas agréable dans ce temps sous le régime communiste.

    Elle nous avait loué la chambre de sa voisine qui pour le mois était partie dans son chalet au bord du lac.

    ******************************

    Merci teta tu as été une maman de substitution pour moi après la mort de mon père, la mienne m'ayant renié et toi aussi par jalousie et après m'avoir dépouillée.

    Il y a eu 8 ans ce 14 avril que tu nous a quitté, Jamais je ne vous oublierai

    Toi et oncle Hans

     

     

     

     

     


  • Commentaires

    11
    Mercredi 2 Mai à 11:26

    de beaux souvenirs !

    10
    Jeudi 26 Avril à 13:16

    beaux souvenirs inoubliables et surtout une belle participation

    9
    Mercredi 25 Avril à 19:59
    colettedc

    Quelle magnifique participation à relever ce défi, Lili ! Bravo !

    Bonne soirée !

    Bisous♥

    8
    mercedes carlotta
    Mardi 17 Avril à 23:15

    Re-moi. Je n'ai pas su prendre le lien. Peux tu l'envoyer!
    Merci!

    7
    mercedes carlotta
    Mardi 17 Avril à 23:13

    CC! Bonsoir Tite Lili! Superbe récit. Quelle expédition à cette époque!
    Triste période!
    Merci de participer.
    Mais tu ne m'as pas mis le lien. Je vais essayer de le prendre. Grosses baisses et bonne nuit!

    6
    Candy
    Mardi 17 Avril à 19:23

    Tout un courage ma belle pour avoir passer deux frontières avec toute cette nourriture .Aujourd'hui ce n'est pas permis dans certains pays .Je trouve que ca en valait la peine vue que tout le monde était bien content de vous voir et quelle aventure avant d'y arriver .Gros bisous 

    5
    Mardi 17 Avril à 18:50

    En effet des souvenirs inoubliables , les restrictions étaient de mise dans ces années là , je me souviens aussi que la première fois que je suis allée en Tchécoslovaquie j'étais étonnée de voir  combien certains magasins étaient vides .

    Je me rappelle aussi qu'on nous demandait tres régulièrement des devises étrangères , francs, mais surtout deutschmark  et  la monnaie la plus côtée était le dollar .

    Un beau partage pour ce défi Lili 

    Bonne soirée 

    Bisous 

    4
    Jenny
    Mardi 17 Avril à 17:02

    Un long récit mais combien captivant ! Tout ces kilomètres en valaient bien la peine devant tant de bonheur de vous revoir...c'est toujours triste de perdre quelqu'un qui avait une si grande place dans notre cœur mais tu en gardes de beaux souvenirs que tu nous partages aujourd'hui et que nous lisons avec plaisir avec un soupçon d'amertume en pensant qu'elle n'est plus là. Bonne fin de journée ! Bisous de chez nous.

    3
    Lundi 16 Avril à 15:44

    Coucou ma belle

    très long récit et très beau récit

    mais triste... c'et la vie comme l'on dit, c'est gentil de ta part d'être partie avec toute sorte de choses, à manger... etc... ta voiture devait être plus légère pour le retour

    Bonne journée bonne et belle semaine, je t'embrasse Puce

     

    2
    Lundi 16 Avril à 15:31

    Bonjour Lili,

    La vie était difficile dans ces temps où le régime communiste emprisonnait les gens, en quelque sorte. La plupart manquait de l'essentiel. Pour les familles qui demeuraient hors des frontières et qui voulaient visiter les leurs, c'était pratiquement un exploit de le faire. Ce périple que tu décris le démontre clairement. 

    Bonne journée, chère......ton ami Jean-Claude

    1
    Lundi 16 Avril à 14:40

    Quel magnifique retrouvailles mais quelle tristesse à la fin de savoir qu'elle est partie, mais je ressens comme tu as ete heureuse avec elle ma Lili...

    Ma soeur Patricia et son mari viennent de perdre la Maman de son mari Jean

    et c'est aujourd'hui ses obseques a Hyeres dan sle sud de la france,

    ils sont a 2 H de chez moi mais je pense pas qu'ils vindront car ma soeur

    reprend sle travail des demain hélas.

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