un évènement méconnu de la seconde guerre mondiale.

L’argument : 1942. Deux ans avant qu’Ouradour-sur-Glane ne soit rayé de la carte de France, Lidice, petit village tchèque près de Prague est victime d’un massacre perpétré par les nazis suite à l’assassinat de Reinhard Heydrich, l’un des officiers SS les plus hauts gradés de l’époque.
Si, en France, le massacre d’Ouradour-sur-Glane est dans toutes les mémoires, il n’en est pas de même pour la tragédie de Lidice, commise il y a bientôt 70 ans, le 10 juin 1942, en Tchécoslovaquie.
Symbole terrible de la folie meurtrière du régime nazi, ce drame aura coûté la vie à 192 hommes (fusillés au moment de l’attaque), 49 femmes (déportées au camp de Ravensbrück) et 88 enfants (gazés à Chelmno).
Avec le recul, l’ignominie de l’évènement est d’autant plus forte que la décision de s’en prendre aux habitants de Lidice fut basée sur de fausses accusations de complicité à la résistance.






















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Voici condensée, l’histoire de ce qui arriva un jour de printemps 1942 à ce village paisible de Bohême dans l’ancienne Tchécoslovaquie, ce village comme beaucoup d’autres comprenait une église baroque au centre d’une place, une route que longeaient le presbytère et l’école, ainsi que les maisons des familles des mineurs et des travailleurs métallurgistes qui travaillaient à Kladno.
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A l’époque des faits, le village comptait plus de 500 habitants et une cinquantaine de maisons.
Aujourd’hui en 2017, 160 maisons et une maison de retraite abritent 423 habitants.
Ce jour là, les nazis rasèrent la commune, tuèrent 340 hommes femmes et enfants, en représailles à un attentat contre le protecteur du Reich, Reinhard Heydrich.. qui pendant son court règne sema la terreur, emprisonna et exécuta les gens sommairement, afin d’étendre la peur à travers tout le pays.
Cet attentat fut perpétué par deux hommes, membres de l’unité tchécoslovaque en Angleterre, Josef Gabcik et Jan Kubis.
Pour justicier ce massacre, les nazis ont accusé les habitants d’avoir soutenu les auteurs de l’attentat, et pourquoi ce soutien ? parce qu’il a été saisie une lettre d’amour, d’un certain Milan à sa copine Anne, dont le contenu, assez obscur, pouvait laisser à penser que son auteur avait décidé de rejoindre la résistance, lettre remise à la Gestapo par le maire de Lidice.
Le village détruitLes nazis ont alors appris, qu’en 1939 deux anciens officiers de l’armée tchécoslovaque de Lidice étaient partis pour l’étranger, sans jamais établir un lien réel entre ces départs et l’auteur de la lettre, mais devant réaliser un acte de vengeance pour la mort « d’un homme exceptionnel de la nation allemande » ils ont choisi les habitants de Lidice.
Sur les ordres de K.H.Frank, le soir de ce 10 Juin, les 173 hommes ont été regroupés dans le jardin de la ferme Horak, les femmes et les enfants au gymnase du lycée Kladno.
Les hommes furent fusillés sur place, le plus âgé avait 84 ans, le plus jeune 15.
Quant aux 200 femmes, elles furent déportées au camp de concentration de Ravensbrück, 60 y laissèrent la vie.
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Le tragique destin des enfants de Lidice :
Ils furent séparés de leurs mères dans le gymnase du Lycée de Kladno, puis triés en deux groupes, le premier concernait les enfants présentant le type physique correspondant aux critères de la « race aryenne » ils furent alors placés pour subir une rééducation dans des familles allemandes, quant aux autres, ils seront asphyxiés dans les chambres à gaz du camp de concentration de Chelmno en Pologne, le plus jeune avait 1 an et six jours, le garçon le plus âgé avait moins de 15 ans, la fille moins de 16 ans.
Des 105 enfants de Lidice, seulement 17 survécurent, 9 furent adoptés par les familles allemandes, après la tragédie 7 enfants naîtront, mais seulement deux survivront, un garçon naîtra dans le camp de concentration, mais sera directement tué après la naissance.
Ayant débarrassé le village de ses habitants, les Nazis ont commencé à le détruire, mettant le feu aux maisons, puis les rasant, détruisant l’église ainsi que le cimetière. Ils ont nivelé le terrain à la dynamite, détourné le cours du ruisseau qui la traversait, comblé le lac. Les travaux de liquidation ont été achevés le 1er Juillet à 16 heures, et les exécuteurs, satisfaits de leur travail, se sont fait prendre en photo.

Bas relief évoquant les différentes étapes de la tragédie

L’information du massacre circula dans le monde entier, et après la guerre, le gouvernement Tchécoslovaque décida de reconstruire un nouveau village du même nom.

La pierre commémorative fut posée en 1947, à 300 m de distance du site original. Au fur et à mesure de la reconstruction, les femmes et les enfants qui avaient survécu y sont revenus pour fonder de nouvelles familles, 143 femmes sont ainsi revenues.

Le site d’origine a été préservé comme mémorial avec la tombe commune des hommes, un monument a été dressé, un musée construit, un parc aménagé le 19 Juin 1955 où des milliers de rosiers des parties différentes du monde ont été plantés, roseraie qui fut rénovée en 2003.